Une bonne vingtaine d’arbres et des aménagements favorables à la petite faune et à la flore

Entre Sauges et Vaumarcus, sur l’ancienne voie CFF désaffectée depuis 1999, un précieux corridor biologique a pris forme. En 2022, le Groupe Nature de la Grande Béroche, en collaboration avec Rétropomme et la Commune y a planté une grosse vingtaine d’arbres fruitiers — principalement des hautes tiges. Les espèces sont avant tout indigènes (pommiers, poiriers, pruniers etc.) mais aussi un figuier et un grenadiers, pour suivre le changement climatique.

Un espace naturel vivant

Plus qu’un simple projet communautaire et arboricole, la création de ce verger vise – comme toutes les actions du groupe nature – à favoriser la biodiversité sur le territoire de la commune. Ainsi, sur les quelques 700 mètres de cheminement le long de ce verger participatif, une grande place est laissée aux espaces naturels : non par manque d’ambition de production fruitière, mais pour maintenir et favoriser la riche diversité des espèces animales et végétales déjà présentes sur le site. Il s’y succède d’une part des prairies maigres et séchardes, qui avec leur flore multicolore font le bonheur des papillons et autres pollinisateurs (et de nos pupilles!), et d’autre part des zones humides; 

Le Groupe Nature a également installé des niches pierreuses (voir ici – lien projet), tas de bois, nichoirs et autres aménagements pour favoriser diverses espèces : lézard des murailles, couleuvre à collier, orvet, vipère, amphibiens… et, espérons-le, de futurs hôtes comme le lézard agile ou l’hermine. 

Collaboration avec la Commune et l’association Retropomme

Une Convention lie la Commune et le GNGB afin d’assurer la pérennité du projet et clarifier les rôles de chacun.

  • La Commune met à disposition les parcelles, soutient financièrement la plantation, assure l’entretien général et la fauche.
  • Le Groupe Nature planifie le verger, organise l’achat et la taille des arbres, gère le matériel végétal après la fauche, lutte contre les espèces invasives et réalise divers aménagements favorables à la biodiversité. Il fournit également des conseils en la matière et offre la cueillette à la population (des journées de récolte seront organisées lorsque les fruits seront plus nombreux).

L’association Rétropomme, spécialisée dans la sauvegarde des variétés fruitières anciennes de Suisse romande, accompagne le projet depuis le début. Elle a conseillé le choix des essences, participé à la plantation et assure chaque année la taille de formation, tout en permettant aux membres du groupe d’enrichir leurs connaissances en y participant.

Faire évoluer les pratiques d’entretien

Le dialogue continu avec la Commune permet de mettre en place des méthodes d’entretien plus respectueuses de la petite faune. Le recours réduit à l’épareuse, par exemple, est une évolution encourageante.
Une stratégie optimisée limite également l’enrichissement (eutrophisation) des sols et la prolifération des espèces invasives. Si elle se révèle concluante, cette approche pourrait inspirer la gestion de l’ensemble du territoire communal.